Dépendance affective, quand tu nous tiens...
On ne le répétera jamais assez, l'estime de soi est primordiale dans la vie de chacun d'entre nous. Elle nous permet d'évoluer, de nous épanouir, de développer des relations saines avec les autres, etc. Quand notre confiance en nous est basse, nous sommes paralysés par la peur de l'échec, nous démontrons peu d'initiative, nous avons l'impression de ne rien valoir, etc. Pour ces gens, lorsqu'un individu s'intéresse à eux et qu'il lui attribue des qualités, il risque de tomber dans le piège de la dépendance. Étant incapable de s'attribuer de la valeur, il ira chercher la confiance en lui à travers le regard de l'autre. Au risque de perdre cette reconnaissance, la personne dépendante affective ira jusqu'à ignorer ses sentiments, ses opinions, ses croyances, au profit de ceux véhiculés par l'autre de peur d'être rejetée et de se retrouver à nouveau sans valeur. La dépendance affective est une problématique vécue par plusieurs personnes au Québec. Contrairement aux idées populaires véhiculées, un individu peut connaître cette dépendance avec un conjoint mais aussi avec des amis ou de la famille. De plus, ce type de dépendance affecte autant les hommes que les femmes. Il est difficile de briser ce « pattern » d'attachement puisque pour l'arrêter, ces gens doivent reconnaître leur fragilité et vouloir changer la situation. Cette dépendance s'installe généralement de façon sournoise. Au début, elle procure un sentiment de satisfaction. Tranquillement, l'individu croit se réaliser à travers l'autre et se sent responsable de son bonheur. Elle tente de combler son vide intérieur. Elle abandonne ses intérêts personnels pour se concentrer uniquement sur l'être aimé, qu'elle juge plus important que tout. Elle attendra un retour d'amour, qu'elle ne recevra jamais, ou, du moins, pas comme elle le souhaite. Elle sera souvent jalouse, possessive, violente verbalement et/ou physiquement, malheureuse, isolée, soumise, anxieuse, etc. En plus de vivre une insécurité constante, les individus aux prises avec une dépendance affective peuvent malheureusement se trouver face à des difficultés plus grandes encore. Comme ils sont prêts à tout sacrifier pour l'amour de l'autre, ces personnes deviennent très vulnérables à la manipulation et enclines à accepter l'inacceptable. C'est ce que l'on retrouve souvent chez les victimes de violence conjugale. Bien que la dépendance affective semble parfois être sans issues, il est possible de s'en sortir. Les deux choses à faire pour l'enrayer sont la volonté et un support extérieur. Plusieurs organismes de la région offrent un soutien pour les personnes souffrant de ce type de dépendance. Voici leurs coordonneés : Les dépendants affectifs anonymes du Québec (DAA) http://www.daa-quebec.org/ ou 514 990-4744 poste 600 Caroline Legault |